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françois legrand
sa fiche d'identité
nom: legrand
prénom: françois
age: né(e) le 26 mars 1970
nationalité: français
surnom: the big
ses plus belles croix en falaises:
- robi in the sky : 9a (les goudes - calanques - france) en 2001 ; non répétée à ce jour.
- ghetto booty : 8c+/9a (mount charleston - las vegas - usa) en 2000 ; non répétée à ce jour.
- bachelor party : 9a (mount potosi - las vegas - usa) en 2003 ; non répétée à ce jour.
… pour les plus dures ; sinon une dizaine de 8c+ confirmés dont des premières.
ses meilleurs résultats en compét':
- triple champion du monde en 1991, 1993 et 1995
- 5 fois vainqueur du classement final de la coupe du monde en 1990, 1991, 1992, 1993 et 1997
- champion d’europe en 1992 et de france en 1992 et 1993
- vainqueur à plusieurs reprises des masters d’arco, de serre chevalier et des x-games
..:: interview 8 mai 2007
pour commencer, on va la faire originale : d’où nous viens-tu et comment as-tu commencé l’escalade ?
je viens de la région grenobloise mais en fait toute ma famille est issue de cham, où nous avons encore un grand chalet où l’on se retrouve tous ensemble à noël et de temps en temps pour les vacances, histoire de faire un peu de ski lorsqu’il y a de la neige(!) ou de la montagne l’été (courses classiques ou grandes voies rocher).
c’est là d’ailleurs que j’ai fait mes tous premiers pas de « grimpeur », sur les blocs du col des montets à à peine 2ans.
a tes débuts, rêvais-tu déjà de podiums internationaux ou étais-tu plutôt tourné vers la falaise ?
en fait à mes débuts les s.a.e. et la compétition d’escalade n’existaient même pas, donc forcément on ne faisait que du rocher, principalement de la falaise (essentiellement du « à vue » ou en 2 essais) mais aussi un peu de bloc sur calcaire patiné près de grenoble (où l’on faisait plutôt des travs), même à bleau à l’occasion avec la bande des jeunes grenoblois (yann ghesquiers, vincent albrand, entre autres…)
qu’est-ce que tu recherchais en grimpant à l’époque ?
c’était un jeu, on ne se prenait pas la tête avec l’entraînement… mais c’était déjà une vraie passion… je ne pensais qu’à ça, c’était une réelle nécessité, et pour moi devenir un grimpeur pro, pouvoir en vivre, était une évidence ! j’ai saisi la première opportunité pour y arriver … tu connais la suite !
depuis, de l’eau a coulé sous les ponts, et tu as enchaîné les coupes du monde et autres championnats du monde… peux-tu nous en dire un peu plus sur ton expérience en compétitions, comment as-tu vécu cette période et que t’a-t-elle apporté ?
il y a plein de trucs intéressants que tu découvres en faisant de la compet. ce qui m’a poussé à y aller et à y retourner autant de fois, c’est avant tout le « challenge » que tu te lances : pas la compétition par rapport aux autres, mais l’objectif personnel, être capable de mettre tout en œuvre pour être compétitif le jour j, être présent à l’instant t (concentré, déterminé, clairvoyant, combatif, …performant !)
les classements ne m’ont jamais intéressé ; c’est frustrant de penser que de toute façon il n’y a qu’une seule « bonne place », alors qu’il y a souvent plusieurs belles performances dans une compet. !
personnellement, ce qui m’a plu dans ma carrière de compétiteur, c’est d’être un des pionnier de la discipline, tant au niveau des méthodes d’entraînement et de l’optimisation des facteurs psycho émotionnels ou cognitifs, que du développement technique des structures et prises d’escalades, ainsi que du matériel spécifique (chaussons, baudriers, cordes…)
milieu des années 90, les compétitions ressemblaient-elles à celles d’aujourd’hui ? y’a-t-il eu des évolutions majeures ?
l’organisation des évènements est beaucoup plus pro aujourd’hui, et je dirais que la qualité du spectacle offert est supérieure, mais bien souvent la communication n’est pas à la hauteur… et malheureusement les médias ne s’y intéressent plus d’eux même.
coté grimpe, les voies proposées par les ouvreurs sont souvent bien réglés et spectaculaires (jumps, yaniros, horloges ou 360° sont monnaie courante …), mais beaucoup plus axées sur les qualités physiques que dans les années 90 !
ce qui est certain, c’est que les performances actuelles des grimpeurs sont incroyables. en ce moment le niveau est super élevé et la concurrence est féroce entre les prétendants au titre mondial.
comment gérais-tu tes entraînements ? l’avant, le pendant et l’après compétition ?
j’ai été l’un des premiers à m’entraîner sur pan, mais pour autant je n’ai jamais délaissé la falaise sur laquelle j’ai débuté. j’y ai toujours effectué une partie importante de mon entraînement (de l’ordre de 40% pour 60% de sae au maxi) et elle me procure une intarissable source de motivation et de plaisir.
a l’époque j’avais un planning d’entraînement très strict et pour le moins exigeant ! je passais au moins une semaine à l’élaborer pendant la trêve hivernale, en commençant toujours par le choix des objectifs, en fonction desquels je découpais la saison en cycles pour travailler spécifiquement les filière déterminantes ; ensuite je déterminais le plus précisément possible le contenu des séances dans des microcycles calés sur le rythme de la semaine.
tu es tout le temps à fond dans ton truc. du coup ça demande énormément de temps et une grande disponibilité mentale, soit pour te booster pour réussir à respecter ton planning voir à en faire un poil plus lorsque tu n’es pas complètement cuit, soit pour cogiter à ce que tu pourrais faire pour optimiser ta préparation !
je m’entraînais assez souvent avec d’autre grimpeurs(ses) de haut niveau qui habitaient ou étaient de passage dans le sud. pas forcément des compétiteurs, car je n’ai jamais trop apprécié l’esprit de compétition à l’entraînement, mais seulement l’émulation collective. elle favorise la réussite de chacun par rapport à son challenge, qu’il soit commun ou individuel.
j’ai de formidables souvenirs de séances de bloc, de no-foot ou d’interval-training avecyuji, isa (patissier), alex (duboc), jibé ou didier & robyn… pour ne citer qu’eux. on finissait dans un état pitoyable, toujours dans une ambiance de franche camaraderie, de respect et d’amitié.
en ce qui concerne la gestion psychologique des compétitions, je dirais que c’est de toute façon très perso. bien sûr elle a évolué avec l’expérience acquise tout au long de ma carrière, mais c’est un facteur qui dépend aussi beaucoup de la période et des événements que tu traverses dans ta vie personnelle, et ce, au-delà de ta pratique purement sportive.
quand es-tu devenu champion du monde pour la première fois ? quel souvenir en gardes-tu ?
ahhh …franckurt 1991 !
je m’en souviens encore comme si c’était hier… ça a été vraiment extraordinaire : le scénario parfait, un public très chaud et nombreux (peut-être 3000 personnes !), beaucoup d’émotion… mieux que j’aurais pu l’imaginer en rêve !
imagine un peu … tu es un jeune grimpeur qui ne vit et ne pense qu’à sa passion et à vivre comme ces icônes des magazines de grimpe qu’il côtoie depuis peu au pied des falaises de provence et des salles d’isolement.
tu te retrouves en finale des tous premiers championnats du monde de l’histoire de l’escalade avec ton pote avec qui tu partages séances d’entraînement et colocation… voilà pour le décors.
coté action, tu réalises la perf de ta vie en sortant une voie de finale superbe mais bien corsée (utilisant au passage 2 yaniros déterminants) laissant tout le monde loin derrière, et pour finir c’est ton pote yuji qui rafle la médaille d’argent ! … à en pleurer de joie !
une anecdote à nous raconter en compétition ?
il y en a tellement ! …alors j’en prend une comme ça au hasard :
c’était à serre-che en juillet 98, à peine quelques jours après la victoire des bleus à la coupe du monde de foot, et plus personnellement 5 jours après la naissance de mon fils.
les organisateurs avaient fait le forcing pour que je vienne (au dernier moment je ne voulais plus y aller car je n’avais vraiment pas la tête à ça !) et j’avais fini par céder, mais j’étais complètement détaché de tout objectif sportif, ce qui m’a permis de grimper totalement relâché, sans pression.
en finale j’ai grimpé avec, noué autour du cou, le bavoir de mon fils qu’il avait perdu le matin en zone d’isolement, et je l’ai même conservé pour monter sur la plus haute marche du podium… j’étais sur un petit nuage, bien loin de me soucier du ridicule de la situation !
malgré ton succès en compétitions, tu n’as pas délaissé pour autant la falaise… abordais-tu une voie en falaise comme une voie en compétition ? même esprit ?
effectivement, la pratique en milieu naturel a toujours été essentielle pour moi, même lorsque mes objectifs premiers étaient en compétition, donc sur sae. c’était vital pour moi, c’était ma façon de me ressourcer, d’éviter d’avoir l’impression de tourner en rond. la falaise t’offre la possibilité, la chance de pouvoir changer de contexte à chaque sortie, et c’est là l’une des grandes richesses de notre activité par rapport à des sports de gymnase ou de terrain, surtout pour un athlète qui doit s’entraîner 5 à 6 jours sur 7 !
en ce qui concerne ma façon d’aborder une voie en falaise par rapport à la compétition, je dirais qu’il y avait une certaine similitude, une recherche d’optimisation de la lecture, du rythme de progression, du relâchement dans l’effort… mais essentiellement en ce qui concernait les perfs à vue (à partir de 8a) ou parfois un certain type de voie après travail (résistance/force, 20/40 mvts). le reste du temps ça n’avait pas grand chose à voir, l’objectif étant souvent du type travail technique, tactique ou entraînement physique (résistance, endurance ou volume)
il m’arrivait aussi de temps en temps de sortir juste pour m’aérer et pour le plaisir des sensations corporelles et de la liberté qu’on peut savourer lorsqu’on maîtrise parfaitement sa progression.
et le bloc, tu n’as pas accroché plus que ça ? pourquoi ?
qui a dit que je n’aimais pas le bloc ?
j’en ai toujours fait, depuis mes débuts sur les blocs ultra patinés de « la carrière » à grenoble (site aujourd’hui interdit), jusqu’à aujourd’hui ou ça doit représenter au moins 50% de ma pratique. j’ai fait une bonne dizaine de séjours à bleau, et quelques virées à annot ou autre capelle, avec de nombreuses gamelles et de multiples entorses !
alors oui , c’est peut-être un scoop pour vous, j’adore le bloc !
je le prend comme un jeu ou tu peux tenter et retenter autant de fois que tu veux jusqu’à ce que ton niveau de force flanche brutalement ! de ce fait l’état d’esprit n’est pas le même qu’en voies, et donc l’ambiance collective non plus : c’est plus détendu, et souvent plus délirant aussi !
si je n’ai jamais vraiment recherché la perf en bloc naturel, c’est juste parce qu’il n’y a pas vraiment de site majeur près de chez moi, alors quand je me déplace je privilégie le volume au détriment de l’intensité, mais sans regret car du moment que j’ai mon compte…
ton premier ‘9’ c’était quand ? as-tu ressenti les mêmes sensations que lors de ton titre de champion du monde ?
non pas vraiment car bien sûr chaque situation est différente, unique ; mais la aussi c’est vraiment fort et c’est certainement l’un de mes meilleurs souvenirs.
le contexte : la dernière journée d’escalade de l’année avant le break de noël ; le troisième et dernier essai de la journée, les bras encore un peu pétés de la défonce d’avant mais un peu pressé par le coucher de soleil ; la bonne sensation de fraîcheur de la fin de journée à cette période de l’année …
après il y a un mélange complexe et détonant, de concentration, d’effort, de détermination, de précision, de prise de risque et de réussite … qui crée l’alchimie. toutes les émotions s’entremêlent : exultation, joie, libération, mélancolie, satisfaction , bonheur intense… le tout sur l’imprenable coucher de soleil sur la mer depuis la grotte de l’ermite. une image gravée à jamais dans ma mémoire !
c’est la voie qui m’a demandé le plus d’implication jusqu’à maintenant : « roby in the sky ». et ce pour de multiples raisons :
1. pour le temps que ça m’a pris (plus de 2 ans !)
2. pour la complexité des mouvements et la longueur de la voie (un énorme bombé de 45 m, du toit au départ à la dalle de sortie : plus de 20 m d’avancée !)
3. pour tout l’entraînement spécifique qu’il m’a fallu faire pour avoir plus de marge dans les crux.
4. pour le nombre d’essais (surtout ceux où tu montes haut) et le tendon de l’annulaire gauche que j’y ai laissé !
5. pour la beauté du site (les goudes – calanques) et de la ligne.
6. parce que je l’ai équipée, nettoyée, déchiffrée, apprivoisée, et finalement domptée.
7. pour la démarche symbolique en mémoire à mon héros de grand-père, certainement le plus grand sportif que j’ai connu !
en fait je ne sais pas exactement quel a été mon premier 9, ni même si j’en ai déjà réussi un d’ailleurs, car toutes les voies que j’ai réussi et qui me semble approcher ce chiffre mythique n’ont toujours pas été répétées donc ne peuvent être confirmer à cette difficulté !?
a l’époque, en falaise, tu tentais de te distinguer des autres grimpeurs par ton style. comment et pourquoi cette distinction ?
ce n’est pas pour me distinguer ou copier qui que ce soit que j’ai élaboré ma gestuelle.
tout d’abord je pense que naturellement ton style reflète ta personnalité, donc que tu ne peux pas le contrarier totalement.
ensuite, mon style s’est affirmé en cherchant à optimiser les facteurs techniques et psycho-tactiques qui m’apparaissaient les plus importants pour être performant en escalade… c’est tout !
ca reste en constante évolution.
l’époque des compétitions révolue, as-tu continué à t’investir dans le monde de la grimpe ? si oui comment ?
dans un premier temps j’ai choisi de me tourner vers ceux qui désiraient apprendre et échanger mon expérience.
j’en ressentais vraiment le besoin, car je commençais à trouver pesant le fait de m’occuper de moi même tout le temps et pour tout !
j’étais dans un club à aix en provence, dans lequel je coachais des jeunes compétiteurs.
pendant un temps, j’avais vraiment mis ma pratique personnelle entre parenthèses, jusqu’au jour où j’ai pris conscience qu’il manquait un truc important à l’équilibre de ma vie.
depuis, j’ai réorganisé les choses afin de pouvoir m’entraîner à nouveau et me faire plaisir en falaise.
aujourd’hui j’ai retrouvé de bonnes sensations et j’ai déjà plein de projets en tête… « j’ai besoin de rêver pour avancer, pour progresser toujours »
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article réalisé par
loury charles
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